La technologie LowResTrack&Trace™

Cette technologie fait partie de la famille des dispositifs à chaos provoqué. Elle implique donc qu'on prenne une photo du dispositif après sa fabrication (ici son impression) et qu'on en tire une description que l'on conserve pour la comparer ensuite à une photo prise au moment de l'authentification.
Avantageusement, chacune des deux procédures, l'enrôlement et l'authentification, peut ici être réalisée par par un simple smartphone. On prend donc une photo du dispositif après son impression, que l'on peut d'ailleurs accompagner d'une photo du document entier, et l'application smartphone les stocke sur un serveur distant. L'authentification est elle aussi faite avec une application smartphone qui acquiert le dispositif pour vérifier qu'il est bien semblable à celui qui a été enrôlé. Peu importe que deux signatures de deux dispositifs différents soient identiques, puisque l'on ne cherche à vérifier que la concordance entre la signature d'un dispositif avec celle d'un dispositif portant le même identifiant, qui est par exemple un code barres.

Une impression en deux étapes

La première étape consiste à imprimer un motif très simple, comme celui reproduit ci-contre à gauche dans un cadre rouge, sur toutes les feuilles d'une rame de papier.
On obtient ainsi une série de supports d'impression qui permettent ensuite de réaliser sur demande et instantanément des documents authentifiables avec un simple smartphone.
   

On imprime ensuite le document lui même, qui comprend au même emplacement un identifiant et la deuxième partie du dispositif LowResTrack&Trace™. Cette deuxième partie est reproduite ci-contre à gauche, également dans un cadre rouge.
Les deux ensembles de demi-cercles superposés ne peuvent pas être parfaitement alignés, pour deux raisons :
d'une part parce qu'il est peu probable que le positionnement de la feuille dans le support d'impression soit parfaitement identique d'une impression à l'autre (en langage d'imprimeur, on parle de "repérage", et seuls de bons imprimeurs peuvent maintenir un repérage parfait.
et d'autre part parce que, en tout état de cause, si l'un des deux ensembles est parfaitement aligné, l'autre ne l'est pas. Cela tient au fait que les ensembles de demi-cercles ne sont pas écartés de la même distance l'un de l'autre entre les deux motifs imprimés successivement,
La superposition des deux motifs ainsi obtenue a deux particularités. Elle est d'une part aléatoire, mais le résultat est aussi très difficile à reproduire, parce qu'il n'est pas à la résolution de l'imprimante utilisée, mais à une résolution bien supérieure.

Encore plus vite fait si vous avez un tampon

C'est encore plus simple : vous imprimez le code barres avec le premier motif. Ces éléments s'ajoutent automatiquement à vos courriers lorsque vous le souhaitez.
Ensuite, vous appliquez le motif complémentaire avec un tampon sur le premier motif et vous enrôlez le document avec votre smartphone. C'est tout !

La difficulté de reproduction correspond à de nombreux cas d'usage

Voici une comparaison entre l'impression obtenue par l'impression en deux étapes, et une tentative de reproduction réalisée avec le même moyen d'impression, mais en une seule étape puisqu'il est pratiquement impossible d'obtenir volontairement le même décalage entre les deux impressions successives :
 
De petites surfaces colorées en rouge apparaissent aux mêmes emplacements sur les deux images. Sur l'original, ces surfaces colorées correspondent à des surfaces qui sont blanches car elles n'ont pas reçu d'encre. Sur la reproduction, elles sont trop petites pour avoir pu rester vierges en raison de la capillarité de l'encre d'une part mais aussi de la résolution insuffisante de l'imprimante. Un avantage de cette technologie est qu'il n'est pas nécessaire de stocker la totalité de la photographie du dispositif dans la base de données, puisque l'on peut se contenter de noter les coordonnées et les surfaces des plus petites de ces surfaces vierges observées.
Il est bien évidemment possible de réaliser des dispositifs authentifiables en local, en notant de façon cryptée dans l'identifiant les coordonnées des petites surfaces vierges observées après l'impression. Cette authentification en local peut être complétée par une authentification en ligne pour une levée de doute très sécurisée.

Un bon imprimeur pourrait bien sûr reproduire assez fidèlement l'original, et même le faire en des milliers d'exemplaires. Il faut noter qu'il n'est même pas nécessaire qu'il s'agisse d'un imprimeur HD, puisqu'une résolution de l'ordre de 2400 DPI, très classique, suffit à tromper n'importe quel oeil humain et à fortiori n'importe quel smartphone. La résolution d'acquisition d'un smartphone de type iPhone 5 ne dépasse en effet pas 1 200 DPI : un capteur haut de gamme, de 8 mégapixels, capturant une surface de 70mm de large en format paysage, réalise une image de 3 264 pixels, soit 0,02 mm/pix, ce qui correspond à une résolution d'environ 1 200 DPI.

Cette technologie n'est donc pas adaptée à la lutte contre la contrefaçon, mais elle suffit à empêcher des amateurs de photocopier ou réimprimer les documents les plus souvent falsifiés comme des invitations, des tickets de parking, des diplômes, des certificats médicaux et des ordonnances, des cartes d'électeur, des fiches de paie, des certificats d'assurance, des cartes de fidélité, des certificats d'imposition, des tickets restaurants et autres titres prépayés, des titres de transport ou de spectacle.

Mise en oeuvre

Les intégrateurs habilités par PopimsCode à utiliser cette technologie pourront affecter à leurs clients des plages d'identifiants, dans le cadre d'un service qui comprend les prestations de stockage des données et de réponses aux demandes d'authentification. Le service peut être payant, ou gratuit et financé par la publicité.
L'identifiant du dispositif peut être aussi bien une chaîne de caractères qu'un code barres. Dans le second cas, un générateur de code barres peut être fourni par l'Intégrateur, mais il en existe déjà de nombreux sur le marché, aussi bien pour les systèmes d'impression professionnels que ceux inclus dans des logiciels de bureautique comme Microsoft Office. Avantageusement, ce générateur peut être couplé avec la fonction d'acquisition des plages de codes et de leur enrôlement dans la base de données.
Les applications PopimsCode et PopimsCard permettront aussi bien d'enrôler les dispositifs que de les authentifier instantanément, mais les professionnels ayant de grandes séries à enrôler préféreront ajouter une caméra industrielle en sortie de leurs systèmes d'impression.